MATTANG

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Film expérimental – 8’30
16 mm – Noir et blanc
Réalisation Loris Bardi

Avec Gaëlle Merle

Analyse :

Le film Mattang est empreint d’une mélancolie créée par la trame narrative et l’atmosphère sonore qui s’en dégage.
Il fait écho à une période de la vie de l’artiste et évoque une ancienne tradition polynésienne : le mattang, une carte des courants marins figurés par des bâtons de bois courbés et des coquillages. Ces derniers représentant la position des multiples îles éparpillées dans l’Océan Pacifique.

Il met en jeu un lavoir, autour duquel gravite un personnage féminin. En leitmotiv, le motif récurrent de l’eau, une eau mouvante et fuyante à l’image des courants marins, tandis qu’elle est aussi prisonnière des frontières du bassin.
La femme agite l’eau, l’explore, s’y plonge faisant ressurgir à la surface du lavoir des morceaux de bois flottés et des coquillages qu’elle tente d’assembler entre eux. Ils sont autant de témoignages de liberté, évoquant ainsi l’eau vive, le mouvement éternellement changeant de la houle et des vents.
En essayant de donner sens à ces offrandes, elle tente de constituer son mattang.
De l’eau informe émerge alors la cartographie d’un espace lointain teinté d’un exotisme fantasmé. Le film illustre la nostalgie d’un espace conquis puis perdu.

Générique du film :

Avec Gaëlle Merle

Réalisation et montage : Loris Bardi

Chef opérateur : Paul-Anthony Mille
Assistante caméra : Elodie Ferré
Accessoiriste – scénographe : Lola Venin
Machiniste : Oscar Kurkjian

Musique originale : Bruno Fleutelot

Mattang 3

Mattang 4

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